La Juvaquatre est une petite voiture commercialisée par Renault puis par la Régie Renault avant-guerre puis après-guerre. C’est d’ailleurs une des caractéristiques de la Juvaquatre d’avoir été la seule Renault produite avant et après la Seconde Guerre mondiale.
Parmi ses autres particularités, il est à noter que ce fut la première Renault à coque autoporteuse (sans châssis séparé donc) et à freins hydrauliques au milieu d’une gamme très traditionnelle qui comptait aussi la Novaquatre, la Primaquatre, la Vivaquatre, la Viva Grand Sport, la Celtaquatre ainsi que la Nerva Grand Sport. La Juvaquatre était ainsi le bas de gamme de chez Renault des années 30, au dessous de la Celtaquatre qu’elle remplaça progressivement à peu de choses près.
La Juvaquatre, dont la production s’étala entre 1937 et 1960 (interrompue par la guerre) est surtout connue pour sa version utilitaire, la plus répandue, très utilisée entre autres par la Gendarmerie.
La Juvaquatre, destinée à la base à un public jeune, comme son nom l’indique (Juva dérivant du latin « juventi » signifiant jeune), comme petite berline sera finalement déclinée en de nombreuses carrosseries incluant donc une Berline 4 portes, un Coach 2 portes, un Coupé 2 portes, une Découvrable, un Break, un rarissime Taxi et un Utilitaire qui porta divers noms.
La Juvaquatre de l’association Mécaction est une Fourgonnette 300kgs (charge utile), ancienne pièce du patrimoine Michelin et modèle emblématique de l’association, présente depuis le début et sans doute jusqu’à la fin.
Sur un plan technique, la Juvaquatre Fourgonnette 300kilos (à ne pas confondre avec la « Service » privée de siège passager, d’enjoliveurs de roue, de chromes et d’ouie de ventilation) est dotée du moteur 6CV 1003 cm3 (Moteur 488), d’une boite de vitesses à 3 rapports avec première non synchronisée (il faut donc s’arréter pour repasser de 2nde en 1ère)+ Marche arrière. Les suspensions sont des suspensions à lames et la transmission se fait aux roues arrières, montrant bien le conservatisme de Renault alors que Citroën a déjà adopté depuis 1934 la traction.
Le moteur 488 de la Juvaquatre qui nous intéresse est donc un 1003 cm3 à soupapes latérales (sur le bloc et non sur la culasse) de 24ch et 6CV fiscaux. C’est le plus gros moteur monté sur la Juva puisqu’elle sera par la suite équipée d’un 747cm3 4CV de Renault 4CV et d’un 845cm3 5CV (Moteur Ventoux) de Renault Dauphine. Avec ce dernier, la Juvaquatre –qui n’existe alors plus qu’en break vitré- prend l’appellation Dauphinoise pour sa fin de carrière.
La Juvaquatre de Mécaction a été restaurée par les élèves de l’IFMA mais du travail reste encore à effectuer, tout particulièrment en ce qui concerne la carrosserie …
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